Écriture automatique #1

As-tu vu les origamis d’antan chantant le temps d’autres colonies, et tous les autres ramassis de conneries que tartinent des pages de PQ doux à motifs floraux (?) ; je rêve de tartines, de plage, de sable et de vent pour des dunes à pertes d’horloges. Du sable dans l’horloge et j’ai toujours haï le bruit des aiguilles qui n’a rien d’aigu.

Si tu tires sur la nappe un grand coup, peut-être que les couverts resteront tous en place et on pourront continuer à slurper la soupe comme si de rien n’était, comme si la télé n’avait pas annoncé des morts, comme si tout ça était normal et qu’aucun cuistot prestidigitateur à moustache n’agitait sa serviette pour dépoussiérer les mirettes. Vérole ressemble à un nom de champignon. Y’a sans doute des noms de maladies de pourriture de peau qui ressemblent à des champignons. Avec un peu de beurre, ça fond dans la poêle. Avec un peu d’huile, ça grésille. La différence, c’est comment on prononce « poêle » entre le sud et le nord de la France. Sans rien, ça fait un bruit de caoutchouc qui accroche. C’est rigolo, de faire cuire du cuir en plastoc. Je les préfère à la crème, à vrai dire. Y’a du sable qui dégouline de l’horloge et va encore falloir balayer. Quand y’en aura plus, on entendra encore ce sale bruit pas aigu, le bruit des couverts qui raclent les assiettes et tout un tas de conneries à travers des lettres et des baffles. Laissez moi le temps de dunes.

Même en écriture automatique, j’ai prolongé la fin parce que j’avais envie de boucler une conclusion à partir de toutes ces incohérence dites. Du coup la moitié est l’écriture automatique de fin sur une écriture automatique tout juste précédente. Mais je crois que c’est normal : le temps, c’est pas juste une chute toute droite après tout. Ça tourne en rond, pas vrai ?

On m’a dit

 

Un jour on m’a dit que j’étais quelqu’un de bien

Un jour on m’a dit que j’étais égocentrique

Un jour on m’a dit que j’étais bipolaire

Un jour on m’a dit que j’étais l’amour de sa vie

Un jour on m’a dit que j’étais un manipulateur

Un jour on m’a dit que je faisais peur

Un jour on m’a dit que je me sentais coupables de choses auxquelles je ne peux rien

Un jour on m’a dit qu’on ne m’aimait plus

Un jour on m’a dit que j’étais une chimère

Un jour on m’a dit qu’on m’aimait

On me dit toujours des choses, un jour ou l’autre

Un jour je me suis dit que ce qui comptait, c’est ce que j’en fais.

Aux nuits oranges

Juste un petit pantoum d’entraînement…

 

Sans temps perdure sans mourir
Les contours pierreux des bâtisses.
Les confettis de tes sourires
Saupoudrent ce qu’on sait prémisses.

Pataude ville en nuit orange
Sans temps perdure sans mourir
Tirant le trouble, tes mots rangent
Les confettis de tes sourires.

Arènes aux arches profil,
Pataude ville en nuit orange.
Petit doigt et cœur liés au fil
Tirés du trouble, tes mots rangent

Nos ombres derrières les grilles
D’arènes aux arches profils.
Front contre front, voltes et vrilles :
Petit doigt et cœur liés au fil.

S’évadent de cité empire,
Nos ombres derrières les grilles.
Front contre front, voltes et vrilles
Sans temps perdurent sans mourir.

Appel à illustrations – revue Mammouth éclairé n°12

Bonjour tout le monde,

J’ai déjà parlé de cette revue par le passé, le Mammouth éclairé qui me tient à coeur puisque j’ai déjà participé à son élaboration avec des amis (et que le boulot et les textes fait dessus sont de qualité ! ), mais en ce moment un appel à illustrations est ouvert pour ceux que ça intéresse !

Le thème de l’appel est « Gros-temps »

Vous trouverez toutes les informations en suivant ce lien : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=32744.0