Jeu de nuit

Étendu les bras en croix

Le plafond me regarde

Je lance mes yeux comme des dés

Ils clignotent sans que je ne sache

S’ils s’ouvrent ou se ferment

: quand je m’arrête, le jeu consiste à deviner

De quel noir est faite l’obscurité

 

Les palpitations repliées sur mon torse nu, le jeu ne marche plus

 

Je me suis bâti un sarcophage de couettes

Où j’attends qu’un prophète me rejoigne ;

Que des doigts somnambules qui grattent les couloirs

De ce labyrinthe dont nous aurons toute éternité

 

3 commentaires sur “Jeu de nuit

  1. Bonjour,
    J’aime beaucoup ce poème, comme tout ce qui touche à la nuit. Il est rempli d’images que je trouve très belles, comme « Je lance mes yeux comme des dés » ou « des doigts somnambules qui grattent les couloirs ». Elles créent une atmosphère nocturne et mystérieuse propre aux rêves.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s