Revue AOC – N°53

Ca faisait longtemps que je n’avais rien posté. Pour plein de raisons pas forcément intéressantes. MAIS, durant cette période, plusieurs bonnes nouvelles que j’ai envie de partager maintenant !

La première, c’est une publication de nouvelle dans le numéro d’été de la revue AOC, de l’association Présences d’esprit. J’avoue être assez fier d’y figurer, parce que des noms d’auteurs désormais reconnus dans le milieu de la SFFF sont passés par ici, que la revue ne se contente pas de publier mais accompagne d’un véritable travail de conseil éditorial, des illustrations sur mesure du texte, et aussi parce que pour les avoir croisés il y a quelques années sur un salon, l’équipe de Présence d’esprit est très sympa !

Content aussi parce que c’est la deuxième fois qu’on publie mes nouvelles, et même si je partage principalement de la poésie sur ce blog, c’est sympa de voir ses compétences en narration récompensées parce que je travaille dur là-dessus en ce moment (une des raisons de mon absence de ce blog récemment).

 

Bref, cette nouvelle l’éditeur la résume très bien :

Une triste nuit, une terre ravagée. Une longue colonne d’engins de chantier quitte les lieux, leur travail terminé. À l’écart, un groupe d’ouvriers s’arrête pour une dernière veillée. Et pour la dernière fois, essayer de comprendre le pourquoi d’une si triste besogne.

Poétique et à la lisière du fantastique, j’ajouterai. La revue est à 3,50€ et pour en avoir déjà plusieurs numéros dans ma bibli ça vaut plus que le coût !

 

PS: pour toutes ces raisons je leur pardonne même l’erreur sur mon prénom sur la couverture (corrigée à l’intérieur cela dit).

Hein ?

Prise de notes sous ensemble.

HEIN ?

Il y a toujours ce morceau de plastique, accroché à la fenêtre de l’appartement vide du cinquième, qui flotte. Ça résonne dans la cour lorsque je penche la tête dehors. Je me demande s’il va finir par se décrocher.


« C’est pas toi qui paye l’électricité ! »
Je culpabilise presque de rester chez moi, parce que maintenant, c’est moi qui la paye.


Les pigeons sous les combles roucoulent.


La marque des déracinés des Balkans : la nuque raide, strictes envers eux-mêmes car habitués à dire non de la tête pour dire oui.


En Inca, « montagne » veut dire « maison ».

Ciao la ville

Jogging : se dit d’un texte écrit pour maintenir la forme.

CIAO LA VILLE

 

Mégalopole sous pluies,
Râle sur la ville.
L’amertume aux semelles
Colle les impers des passants piétons

Bicoque à l’âme
Ma bécane rame
Chicane sur tes lèvres

Pétarade calme, cœur en cloque :
Bondit sur les trottoirs le
Félin-machine en chasse d’un carnage d’amour

En rade de miroir
Trois jours désabusés sur mes joues.
Érable et lac, cabane en rêve
Mais Moloch sous les ongles-cité.
Ma p’tite, promis on s’aimera ailleurs.

Râle sur la ville, défile le routard.
Bris de glaces, s’écroule la ville.
Au profit des arbres, ma p’tite.

 

Berceau.

Merci Traction-Brabant !

Patrice Maltaverne (revue Traction-Brabant et association Citron gare) s’est fendu d’un petit billet de blog sur le site de sa revue pour présenter mon blog.

Plutôt fier, déjà, de voir ce blog résumé : puisque c’est la première fois que quelqu’un tente l’exercice, et parce que ce qui en est présenté j’en suis fier (pour être redondant.)

Merci encore pour tout et Traction-Brabant on se retrouve bientôt !

 

Lien vers l’article :

https://traction-brabant.blogspot.com/2019/07/polygone-portail-de-bastien-godard.html

Nous sommes 144

En maintenant 5 mois d’existence de ce blog, vous êtes désormais 144 à le suivre et ce n’est pas anodin. Enfin peut-être. Nous sommes 144 à lire mes peu de choses hors de grotte.

 

Quelques infos totalement inutiles sur le 144 :

Il y a 1440 minutes dans une journée.

La surface de Mars est de 144 800 000 km.

L’accès aux bandes radioamateures est à 144 mHz.

En additionnant les 144 premières décimales de pi, on trouve 666.

Volette

VOLETTE

L’aspiration

est

tombée

Au fond du corps d’un être
Osseux-musculeux-sanguin

à

sens

unique

 
aime mendie domine ressent

circule attrape (comme à la foire)
ce qui fait ce toi :

un peu de tendresse pour l’éternité

 

Je t’en prie,

où t’en vas tu                 ?

Revue Bizoubiz – Crevette

Salut ! Des petites nouvelles :

Un de mes poèmes a été publié dans le dernier numéro de la revue barrée Bizoubiz ! L’expérience m’avait bien plu en novembre dernier, avec une super soirée de lancement, du coup j’ai retenté sur le thème « Crevette ».

Bizoubiz ils sont fous, en décalage et leurs textes décapent tous à fond, chouette moment de lecture ! Vous avez pu les croiser récemment au Microsalon à Grenoble ou au salon International du fanzine, hésitez pas à découvrir c’est un vent frai.

Quelques photos du dernier numéro sur leur facebook.