Éclipse

Le soleil, amoureux de la lune
Désespère tout le jour,
Mais à la venue de la nuit
Nous vivons dans l’ombre de leur amour

 

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Fire ailleurs

Fire ailleurs

 

Deux cœurs de pierre qu’on effrite,

Qu’on frotte,

Peuvent produire un feu.

 

Pehraps.

On ne fait pas d’étincelles

Sans y laisser des cendres.

 

Sur le pont Mirabeau

Quatrain souvenir d’hiver, de l’endroit où je croisais Apollinaire et de toi :

 

Sur le pont Mirabeau tombe la neige

Et nos rires

Faut-ils qu’ils te protègent

Tournent à jamais leur manège

 

 

 

7jours7poèmes – n°7 : VOLETTE

7jours7poèmes, petit défi d’écriture tout simple : écrire un poème par jour pendant une semaine ! Ici les textes sont postés en deux versions, la première retravaillée, la deuxième le premier jet du défi.

 

VOLETTE

L’aspiration

est

tombée

Au fond du corps d’un être
Osseux-musculeux-sanguin

à

sens

unique

 
aime mendie domine ressent

circule attrape (comme à la foire)
ce qui fait ce toi :

un peu de tendresse pour l’éternité

Je t’en prie,

où t’en vas tu          ?

 

 

 

Premier jet lors de la semaine du défi :

 

L’aspiration

est
tombée

Au fond du corps d’un être
Osseux musculeux de sang

à

sens

unique

aime mendie domine ressent

circule attrape (comme à la foire)
ce qui fait ce toi

un peu de tendresse pour l’éternité
Je t’en prie, où t’en vas tu

7jours7poèmes – n°6 : DEVANT L’ÉTERNEL

7jours7poèmes, petit défi d’écriture tout simple : écrire un poème par jour pendant une semaine ! Ici les textes sont postés en deux versions, la première retravaillée, la deuxième le premier jet du défi.

 

DEVANT L’ÉTERNEL

Oui ! Oui ! Oui :
Devant l’éternel

la ma ta
toutes
paroles changent

Aucun intérêt tangible
Ni dans l’air qu’on respire
Ni dans les yeux humides ou les vibrations quotidiennes
Aucun intérêt, l’éternel,
pour le goût des sensibles.

Les instincts du corps vocalisés,
sens-ualisés,
réactionnaires
Emmerdent la réflexion
sans élan sans acte sans beauté
Sans idéal
– Mot fétus de paille
Qui au sens et au cœur fait place lente
Aux érosions métaphysiques
Que les étincelles de ces deux silex produisent –

Du corps et de l’esprit naquit
Ce qui t’anime, poète
Et tant que tu n’y penses
Pas un mot ne change

Mais devant l’éternel

Combien de vies te reste-t-il
En quel langage renaîtras-tu
: Choisis bien ta trinité.

« Je sens Je pense Je me détruis »
– était elle

« J’acte Je ressens Je dis »
– telle est ma nouvelle

Combien de gemmes manipuler
Pour atteindre la quatrième dimension

        Une montagne s’éboule sur les incendies

Devant l’éternel toute parole se change.

 

 

Premier jet lors de la semaine du défi :
Oui oui oui :

Devant l’eternel

la ma ta
toutes
paroles changent

Aucun intérêt direct
Ni dans l’air qu’on respire
Ni dans les yeux humides ou les vibrations quotidiennes
Aucun intérêt l’éternel
pour celui qui vit
Les instincts du corps vocalisés,
sens-ualisés,
réactionnaires
Emmerdent la réflexion
sans élan sans acte sans beauté
Sans idéal
Mot fétus de paille
Qui au sens et au coeur fait place lente
Aux érosions métaphysiques
Que les étincelles de ces deux silexs produisent

Du corps et de l’esprit naquit
Ce qui t’anime, poète
Et tant que tu n’y penses
Pas un mot ne change

Mais devant l’éternel

Combien de vies te reste-t-il
En quel langue renaitra-tu
Choisis bien ta trinité

Je sens je pense je me détruis
était elle

J’acte je ressens je dis
telle est ma nouvelle

Combien de cailloux manipuler
Pour atteindre rien que la quatrième
Une montagne s’éboule sur les incendies

Devant l’éternel toute parole se change.

 

 

7jours7poèmes – n°5 : L’HOMOPEN-SPACE

7jours7poèmes, petit défi d’écriture tout simple : écrire un poème par jour pendant une semaine ! Ici les textes sont postés en deux versions, la première retravaillée, la deuxième le premier jet du défi.

 

L’HOMOPEN-SPACE

L’homo-transumanoïde est
Raccordements de câbles entre midi et deux

Le temps des yeux baissés
Est venu.
Enfermés dix heures dans des pièces volets
LED halogène pour teint d’été :

C’est ce qu’on voit par les fenêtres
Au travers de balades,
C’est ce que pensent les ringards
Et les délaissés du neuf.

Je le sais, j’en ai fait partie.
Je me soigne et pompe de mon sang
Les caillots d’aigreur qui me peinent
Jusque dans les yeux de Ceux.

Nerfs fibre optique, labyrinthe synapses pucés ;
Mais je peux encore défaire
Des mains les portables jetés aux flots
Et lever la tête, au soleil de saison

Des sentiers de pins que j’arrête de regarder
En photo ; ils sont esseulés.
Un like en moins
Et ils sont eux aussi esseulés.

 

Premier jet lors de la semaine du défi :

 

L’homo-transumanoide est

Raccordements de câbles entre midi et deux

Il est venu le temps des yeux baissés
Tête basse, mine déterrée
Enfermé dix heures dans des pièces volets
LED halogène couleur teint d’été

C’est ce qu’on voit des fenêtres
A travers les balades
Et ce que pensent les ringards
Et les délaissés du neuf

Quelque part j’en fais partie.
Mais je me soigne et je pompe de mon sang
Les caillots d’aigreur qui me peinent
Dans les yeux de ceux

Les nerfs en fibre optique
Les labyrinthes des synapses pucés
Mais je peux encore jeter
Les souvenirs des portables dans les flots
Et lever la tête, au soleil de saison re-nouveau

Des sentiers de pins que j’arrête de regarder
En photo ; ils sont esseulés
Un like en moins
Ils sont esseulés eux aussi

 

7jours7poèmes – n°4 : NON-POÈME

7jours7poèmes, petit défi d’écriture tout simple : écrire un poème par jour pendant une semaine ! Ici les textes sont postés en deux versions, la première retravaillée, la deuxième le premier jet du défi.

 

NON-POÈME

Et on se met à croire
que ce qui flotte dans nos veines
Ce sont des mots

– animal pensant vocalisant les sens
comme si du corps la signifiance naquit –

Que dans les veines circulent
Des petites lettres noires
Des fables pour enfants et ogres
Mais le sang est plus rouge qu’on ne pensait l’être.

Si je suis mots  – je tâte mes côtes –  Je suis rempli de vide
Vent-tricule    Vent-triloque    Vent-tripotant

L’écrit trahit parole : seul celui qui ne s’entend parler contredit : mille balbutiements
À écouter ;  plus de temps se passe
À chercher
les mots
Dans le dialogue               qu’à les dire

Non-fluidité
Non-mixité
mots
Non-solubles
totalement
entre                      le corps                    et ce qui se passe, à côté

Et les livres
mentent                                                                            leur forme fondamentale

ment

Tout ce qu’il y a à comprendre
Ne se trouve que dans l’explication
Des espaces qui filent
Entre les mots

C’est à dire : les instants qui s’en passent.

 

 

Premier jet lors de la semaine du défi :

 

Et on se met à croire
que ce qui flotte dans nos veines
C’est des mots

Animal pensant vocalisant les sens
du corps naquit la signifiance

Que dans les veines circulent
Des petites lettres noires
Des fables pour enfants et ogres
Et le sang plus rouge qu’on ne pensait l’être

Si je suis mots Je tâte mes côtes Je suis rempli de vide
Vent-tricule Vent-triloque Vent-tripotant

L’écrit trahit parole : seul celui qui ne s’entend parler contredit : mille balbutiements
À écouter ; plus de temps se passe
À chercher
les mots
Dans le dialogue qu’à les dire

Non-fluidité
Non-mixité
mots
Non-solubles
totalement
entre le corps et ce qui se passe à côté

Et les livres
mentent leur forme fondamentale ment

Tout ce qu’il y a à comprendre
Ne se trouve que dans l’explication
Des espaces qui filent
Entre les mots

C’est à dire les instants qui s’en passent.