Revue en ligne Pluésie

Vous pouvez retrouver un de mes poèmes sur le site Pluésie. Une revue en ligne publiant des poèmes LGBTQI+ qui s’est lancée en 2021. Allez voir les textes et les personnes qui y sont, ils font du super boulot, n’hésitez pas à les suivre également sur leur Instagram pour être au courant des publications et lire des extraits.

Merci à tout l’équipe !

Ce poème, Plaid, parle du placard, des désirs et de la volonté. Vous le retrouverez ici : https://www.pluesie.fr/plaid/

Peu de publications en 2020 vous l’avez vu, mais c’est parce que je travaille sur des formats beaucoup plus longs qui arriverons peut-être cette année ou l’année prochaine. Mais en tout cas ça m’a fait plaisir de me remettre à la poésie, les mots font leur mue.

Ps: je crois que tout bien réfléchis j’aimerais publier mon Carnet du transsibérien, si quelqu’un a une piste je suis preneur.

Des temples et des jungles [4/4- Nuit de la lecture]

Dernière partie de ce long poème, afin de profiter de cette Nuit de la lecture 2021 chez soi.

4

Tambours sur les marches
Le perron danse et gigue
Un soir de liesse rouge soleil de soir
De sacrifice.
Haie d’honneur d’au-delà de danse de bras
Tambours des hommes danse frénétique sans oracle
Cœur tambour
Dans les flammèches bleus, les oriflammes
Le mien.
Va au sacrifice mon crâne
Sur le marbre, endormi dans l’ayahuasca
Volontaire suturé purule fatigué
Mon crâne, accepte de se laisser échapper
Des tritures rêveries des labyrinthes obsessifs
Des rêveries les rêveries
Des coupures de bâtisseur sur mes mains
La transe d’une foule au rêve furieux : « Je veux voir
dans mon cerveau Je veux voir dans mon cerveau Je
veux voir dans mon cerveau Je veux voir dans
mon cerveau Je veux Je veux Je veux »
Lointain, lointain sourire
– et si les colibris s’entristent ils n’ont jamais béni de temple –
Déjà s’enfuient dans les feuilles des jungles, loin des bruits
Les viscères grisâtres de mon crâne qui s’apprêtent au marbre
J’appuie les vices qui vivent en moi
Vivisecte nerfs à vif, à l’air
D’où coulent les larmes rubis de corps que j’empêche
Toujours, contenir,
Contraindre, guirlande perles geisha
À prendre en moi le mal qui grossit maigrit éclate
– un nuage chair pleut –
Le mal, tu sais le mal
Qui a tant bien grandit
S’évape quand ma déesse plane
Libérée de moi
Merci
Adieu mon crâne,
Adieu.

Les millions d’années ont passés.
J’ai tant prié pour ton existence
Tu as tant souhaitée mes édifices
Pour t’y blottir mais
Que reste-t-il, qu’en reste-t-il
Du temple
Des herbes folles dans les blocs
Des pieds des mains qui tracent poussière
Des silences corbeaux, sornettes fourrées
Résonnent tes artères arides
La main froide sur une pierre morte
Des millions d’années ont passés.
Qu’en reste-t-il déesse du temple
De ma folie grandeur à te le bâtir
Des milliers d’âmes en pénitence
Passées là recrocquevillées à te glorifier
Qu’en reste-t-il de ce complexe nous
De toi de moi sans lesquels notre monde ne peut croire ;
Des ciels des bruyères et des jungles et des jungles
Et des millions d’années.

Tu voulais la paix
Je voulais la paix
Regarde aujourd’hui
Moi temple en ruine, toi au-dessus de ça
Je pleure, tu pleures.

Des temples et des jungles [1/5 – Nuit de la lecture]

Pour participer à cette Nuit de la Lecture, à la maison oblige, je vous propose un long poème, mystique et incantatoire, dont vous retrouverez une partie chaque soir. Bonne lecture !

1

Mon corps est un temple ; tu en es la déesse
Un temple caché dans la végétation aux alentours de Bangkok hostile
– y a-t-il seulement une partie de Bangkok qui ne l’est pas ?
Derrière les rideaux de laine, les petits vieux sur fauteuil à bascule
qui tissent des linceuls pour leurs propres fils –

Des millions d’années auparavant on t’y glorifiait déjà
Au cœur des jungles, des places faites pour les hommes transis
L’or en fusion coulait sur mes marches, jusqu’aux interstices
Des mécanismes secrets et désarmés
Désormais
Désarmés
Un temple resté secret
Un temple devenu secret
Secret des amours Là-Haut
Secret des racines des branchages la mangrove
Sacrés les regards lazulis derrière l’argenterie lumière
Les mains poussières qui se dressent
Les larmes-joie qui font bouillonner ce qui meurt
Un temple froid
Un temple neuf
Un temple que chacun dans sa retraite s’est vu être
S’est vu habiter hors des villes, des carnavals, nuits et jours
Et bien qu’hors du temps poussière s’y fait ;
Chaque pierre est soi.

De petites pierres dans de petites poches
Et des petits souvenirs-trésors où s’agrippent doigts vieux
Cicatrices de marbres, cicatrices, les veines
Chacun s’est vu être temple, et l’on s’y retrouve tous
Lors des pleines lunes, des soirs sans ciels et des soleils blafards
Et toutes les déclinaisons d’adoration se déclinent
Se déclinent et déclinent les chutes de fluides de nos yeux aux sols
Partout les temples à travers les terres
Se concentrent en long chant petrichor, mille fantômes
Adorent une déesse à travers les siècles
Mille spectres imprègnent un seul temple
Un seul temple et des mains qui font sens
Un temple froid
Qui ne vit que pour être visité
Qui n’est érigé que pour être habité
Par sa présence passagère
– les regards vers le haut, les soupirs
Une chaleur qui ne s’explique pas, la présence
Oui, sa présence,
Nos corps sont un temple que la déesse parcourt.

Appel à illustrations – revue Mammouth éclairé n°12

Bonjour tout le monde,

J’ai déjà parlé de cette revue par le passé, le Mammouth éclairé qui me tient à coeur puisque j’ai déjà participé à son élaboration avec des amis (et que le boulot et les textes fait dessus sont de qualité ! ), mais en ce moment un appel à illustrations est ouvert pour ceux que ça intéresse !

Le thème de l’appel est « Gros-temps »

Vous trouverez toutes les informations en suivant ce lien : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=32744.0

Revue Phaéton – 2019

Autre très bonne nouvelle :

une fois par an sort la revue Phaéton. C’est un gros morceau, un peu à part dans le milieu des revues littéraires et poétiques, dont j’ai pu avoir le plaisir de rencontrer les responsables au Marché de la poésie. Le franc-parlé de Pierre Landete m’avait marqué et, maintenant la revue en main, ce qui me marque et m’impressionne le plus c’est la quantité impressionnant de travail fournie sur cette revue !  Il n’y a qu’à voir le nombres de correspondants et de contributeur pour s’en rendre compte.

Revue interdisciplinaire de près de 400 pages, donc, où des analyses, des critiques, des documents de recherche se retrouvent autour des arts, de la littérature, de l’histoire ou des sciences sociales. Extrêmement intéressante et documentée, on retrouve également des textes de Baudelaire, Supervielle avec de nouveaux éclairages et, au milieu de la revue, un cahier rouge contenant de la poésie.

C’est donc bien modestement que l’on peut retrouver un de mes poèmes dans ce cahier, honoré de figurer dans ce panorama de la poésie actuelle et reconnaissant d’y laisser un place.

Excellente revue, avec grand sérieux et grande qualité.

Revue Traction-Brabant – N°85

Comme je l’avais évoqué précédemment dans un article, Jean-Pierre Maltaverne qui avait partagé mon blog sur son site a également choisi un de mes poèmes pour figurer dans le numéro 85 de sa revue.

Revue faite avec coeur, revue engagée pour la poésie, à petit prix faite pour être partagée, c’est toujours un plaisir de se retrouver au milieu de gens qui font ce qu’ils aiment et se bougent pour défendre ça.

Grand merci !

 

 

Revue AOC – N°53

Ca faisait longtemps que je n’avais rien posté. Pour plein de raisons pas forcément intéressantes. MAIS, durant cette période, plusieurs bonnes nouvelles que j’ai envie de partager maintenant !

La première, c’est une publication de nouvelle dans le numéro d’été de la revue AOC, de l’association Présences d’esprit. J’avoue être assez fier d’y figurer, parce que des noms d’auteurs désormais reconnus dans le milieu de la SFFF sont passés par ici, que la revue ne se contente pas de publier mais accompagne d’un véritable travail de conseil éditorial, des illustrations sur mesure du texte, et aussi parce que pour les avoir croisés il y a quelques années sur un salon, l’équipe de Présence d’esprit est très sympa !

Content aussi parce que c’est la deuxième fois qu’on publie mes nouvelles, et même si je partage principalement de la poésie sur ce blog, c’est sympa de voir ses compétences en narration récompensées parce que je travaille dur là-dessus en ce moment (une des raisons de mon absence de ce blog récemment).

 

Bref, cette nouvelle l’éditeur la résume très bien :

Une triste nuit, une terre ravagée. Une longue colonne d’engins de chantier quitte les lieux, leur travail terminé. À l’écart, un groupe d’ouvriers s’arrête pour une dernière veillée. Et pour la dernière fois, essayer de comprendre le pourquoi d’une si triste besogne.

Poétique et à la lisière du fantastique, j’ajouterai. La revue est à 3,50€ et pour en avoir déjà plusieurs numéros dans ma bibli ça vaut plus que le coût !

 

PS: pour toutes ces raisons je leur pardonne même l’erreur sur mon prénom sur la couverture (corrigée à l’intérieur cela dit).

Merci Traction-Brabant !

Patrice Maltaverne (revue Traction-Brabant et association Citron gare) s’est fendu d’un petit billet de blog sur le site de sa revue pour présenter mon blog.

Plutôt fier, déjà, de voir ce blog résumé : puisque c’est la première fois que quelqu’un tente l’exercice, et parce que ce qui en est présenté j’en suis fier (pour être redondant.)

Merci encore pour tout et Traction-Brabant on se retrouve bientôt !

 

Lien vers l’article :

https://traction-brabant.blogspot.com/2019/07/polygone-portail-de-bastien-godard.html

Revue Bizoubiz – Crevette

Salut ! Des petites nouvelles :

Un de mes poèmes a été publié dans le dernier numéro de la revue barrée Bizoubiz ! L’expérience m’avait bien plu en novembre dernier, avec une super soirée de lancement, du coup j’ai retenté sur le thème « Crevette ».

Bizoubiz ils sont fous, en décalage et leurs textes décapent tous à fond, chouette moment de lecture ! Vous avez pu les croiser récemment au Microsalon à Grenoble ou au salon International du fanzine, hésitez pas à découvrir c’est un vent frai.

Quelques photos du dernier numéro sur leur facebook.

 

Recueil Pierres d’encre n°8

Ce mois-ci est sorti le numéro 8 du recueil annuel Pierres d’encre, de l’association Le temps des rêves.

L’année dernière j’ai eu la chance de voir deux de mes poèmes sélectionnés pour y figurer, et je suis très heureux de la voir enfin ! Ils clôturent le recueil, Presque Samadhi et Je n’ai rien retenu. Merci à l’association pour son travail !

Des textes très intéressants (j’y retrouve à mots feutrés, après la revue Méninge) et tout le recueil illustré par les très beaux dessins de Léna.